Un bon temps de réponse, y compris dans le cadre des simulations numériques, ou comment les interactions entre le TLR Hurontario et les premiers intervenants sont une priorité sur le parcours de la ligne Hurontario

De la conception à la construction, la sécurité est toujours la première chose à l’esprit des équipes qui travaillent sur le projet de transport léger sur rail Hurontario (TLRHu). Toutefois, cela ne se fait pas sans une planification spécifique et des tactiques de coopération avec la police et les pompiers. Et cela comprend certaines modélisations virtuelles très sophistiquées pour établir comment la circulation, incluant les véhicules d’urgence, peuvent contourner la voie.

Les mesures de sécurité le long de l’une des principales lignes de transport en commun urbaines ne se développent pas naturellement par elles-mêmes. Elles ont une portée beaucoup plus large que la simple circulation sécuritaire des trains sur les voies.

Dans le cadre du parcours de la ligne de transport léger sur rail Hurontario (TLRHu), cela implique de tracer les bonnes liaisons pour les premiers intervenants. Dans le cas d’une véritable situation d’urgence, quelle que soit son emplacement, que la police et les pompiers doivent intervenir pour un incident sur le parcours du TLR ou que les services doivent traverser les voies pour se rendre sur un site éloigné de la ligne de transport en commun, les secondes sont comptées en battements de cœur.

Metrolinx et l’entrepreneur sélectionné pour le TLRHu, Mobilinx, travaillent en étroite collaboration avec les services d’urgence et d’incendie pour s’assurer que les véhicules d’urgence puissent circuler facilement et en toute sécurité le long des zones de construction, et également lorsque les véhicules légers sur rail (VLR) seront en circulation.

Un système de transport léger sur rail ne doit pas seulement avoir de bons accès pour les services d’intervention d’urgence. Il doit également être conçu de manière à ne pas ralentir les équipes des premiers secours.

Luigi Davoli, le chef de peloton des services d’urgence et d’incendie de Mississauga, a déclaré : « Les services d’urgence et d’incendie de Mississauga sont situés de façon stratégique dans la ville. La construction et l’exploitation du corridor du TLRHu n’auront pas de répercussions significatives sur le temps de réponse des services d’urgence et d’incendie de la ville. »

Tout tourne autour de la planification qui a commencé lors des phases préliminaires et qui s’est détaillée au fur et à mesure que le projet se développait.

« La conception de la voie permet aux véhicules d’urgence de passer par-dessus, et même d’emprunter le corridor pour contourner la circulation s’il n’y a pas de véhicules du TLR sur les voies, » a déclaré le sergent Scott Hogan de la police régionale de Peel.

Quand une intervention d’urgence devra être effectuée, les opérateurs des VLR seront informés de la situation et ils prendront les mesures nécessaires pour ralentir les VLR et permettre aux véhicules d’urgence de passer en toute sécurité. Comme de nombreux commerces et résidences seront uniquement accessibles par une voie de virage à droite, à l’entrée et à la sortie, [en référence au sens des flux de circulation qui seront mis en place; les véhicules ne pourront pas tourner à gauche depuis les voies d’accès], les accès des véhicules d’urgence ont été pris en considération et discuté très tôt lors des phases de planification et de conception.

MODÉLISATION NUMÉRIQUE

Les équipes de conception ont examiné et analysé minutieusement les répercussions des VLR sur la sécurité de la circulation aux intersections et aux croisements routiers le long de la ligne du TLR. Elles ont utilisé un logiciel appelé « AutoTurn » qui permet de simuler les chemins que les véhicules peuvent prendre quand ils veulent tournent dans différentes directions à l’intérieur d’une zone modélisée virtuellement et représentant la future configuration des routes. Cette analyse s’appelle une « épure de giration » et son objectif est de vérifier que des véhicules spécifiques peuvent manœuvrer sur certaines routes particulières. Le logiciel calcule tous les chemins que ces véhicules-là peuvent prendre lorsqu’ils doivent tourner.

En créant des routes et des intersections virtuelles, les équipes peuvent mieux évaluer comment les VLR vont opérer et comprendre comment des véhicules larges, comme les camions de pompier, peuvent manœuvrer dans les intersections, notamment lorsqu’ils ont besoin de faire demi-tour. Les épures de giration fournissent également un visuel qui permet de prévoir la présence potentielle de conflit lorsqu’un véhicule fait une manœuvre.

Les équipes de conception mènent également des études pour calculer la « zone de dégagement des voies ». Ces informations sont nécessaires pour définir le tracé des gardes-ballast, les barrières qui seront installées de chaque côté de la voie et qui sont nécessaires pour éliminer les risques de collisions latérales.

PAS DE VIRAGE À GAUCHE

Quand le TLRHu sera mis en service, les véhicules frontaliers ne seront pas autorisés à tourner à gauche aux intersections non signalées, incluant les voies d’accès. Ces mesures seront mises en place afin de limiter les risques de collision entre les véhicules et les VLR.  Une signalisation et des feux de circulation seront installés de façon visible pour orienter les conducteurs, les piétons et les cyclistes loin des voies ferrées, pour leur sécurité et celles des autres.

Davoli, le chef des opérations du peloton des services d’urgence et d’incendie de Mississauga, sait que les femmes et les hommes qui composent ses équipes pourront se rendre là où ils auront besoin d’aller.

« La construction est une activité qui est toujours en cours dans la ville de Mississauga. Mais, cela n’affecte pas notre temps de réponse de manière significative, » explique-t-il.

Bien que chaque système de transport en commun se vante de sa ponctualité, de sa fluidité et de ces normes élevées de sécurité, il est vrai que ces spécificités sont particulièrement importantes lorsque les planificateurs examinent de près la relation entre la voie ferrée et les premiers intervenants, qui doivent se rendre là où ils doivent aller.

Article d’Erika D’Urbano, conseillère principale de Metrolinx.